Devenir père est une aventure dans la vie d’un homme, mais aussi une métamorphose physiologique que la science commence tout juste à révéler. Enquête sur les racines biologiques de la paternité à partir de recherches dans de multiples disciplines.

En Allemagne, en France et dans de nombreux pays occidentaux, le temps que les pères passent avec leurs enfants a quadruplé depuis 1965. Longtemps négligé par la science, le sujet est aujourd’hui étudié par des chercheurs issus de différentes disciplines. Parmi eux, l’anthropologue américain Lee Gettler dirige des travaux sur la biologie de la paternité. Son analyse des changements hormonaux qui surviennent chez les nouveaux pères a révélé une baisse du taux de testostérone, tandis que les hormones du cortisol et de l’ocytocine, traditionnellement associées à la maternité, sont sécrétées en plus grande quantité. Le bioacousticien français Nicolas Mathevon, lui, bat en brèche le préjugé selon lequel les mères seraient plus prédisposées que les pères à réagir aux pleurs nocturnes de leur bébé : en réalité, cette capacité dépend du temps qu’un parent passe avec son enfant…

A voir en replay sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/116871-000-A/paternite-une-metamorphose-decryptee/